Présentation de l’opération
Le projet de liaison Fos-Salon vise à requalifier la liaison routière entre la Zone Industrialo-Portuaire (ZIP) de Fos-sur-Mer et l’autoroute A54 à Salon-de-Provence, dans le département des Bouches-du-Rhône. Maitre d’ouvrage du projet, la DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur porte cette opération pour le compte de l’État.
| Périmètre | Réaménagement d’environ 25 km de la RN569 entre Fos-sur-Mer et Salon-de-Provence, et amélioration des conditions de contournement de Fos-sur-Mer |
| Communes traversées | Fos-sur-Mer, Istres, Miramas, Grans, Salon-de-Provence |
| Profil retenu | 2×2 voies en section courante, avec échangeurs systématiquement dénivelés |
| Coût prévisionnel | Environ 566 M€ (estimation EO2 actualisée) hors solution de contournement de Fos-sur-Mer |
| Maître d’ouvrage | DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur |
| Stade actuel | Études préalables à la Déclaration d’utilité publique (DUP) |
| Mise en service visée | À partir de 2032 pour le réaménagement de la RN569, par intégration à une nouvelle concession autoroutière |
Une histoire de plus de soixante ans
Le projet d’une liaison structurante entre Fos-sur-Mer et Salon-de-Provence trouve son origine dans la politique d’aménagement portuaire et industriel des années 1960. Le développement du Port Autonome de Marseille et la création de la ZIP de Fos rendaient alors indispensable la mise en place d’un axe à haut niveau de service reliant ce nouveau pôle économique au réseau autoroutier national.
Texte de la mise en avant
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L’État planifie la création de la « ville nouvelle des rives de l’étang de Berre » autour des communes de Fos, Istres, Miramas et Vitrolles, et de deux infrastructures routières structurantes : l’A55 entre Marseille et Fos, et l’A56 entre l’A55 et l’A54.
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L’autoroute A56 entre l’A55 et l’échangeur de Miramas-Ouest est déclarée d’urgence et d’utilité publique. Elle devait constituer l’axe structurant attendu pour le territoire.
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Le second choc pétrolier conduit l’État à reporter le projet, dans un contexte général de ralentissement de la politique autoroutière.
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Un itinéraire de substitution est mis en place sous la forme d’une route bidirectionnelle simple : l’actuelle RN569. Ce provisoire est devenu, par défaut, l’infrastructure permanente. Jamais conçue pour assurer les fonctions d’une liaison structurante, elle supporte aujourd’hui un trafic très supérieur à ses capacités théoriques.
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La dynamique de développement économique reprend autour de l’ouest de l’étang de Berre. Avec l’essor des activités logistiques (CléSud, Fos 2XL) et portuaires, les flux routiers s’intensifient et la RN569 entre dans une situation de congestion chronique, d’insécurité routière et de nuisances croissantes.
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La Commission Mobilité 21 classe le projet de liaison Fos-Salon en « priorité 1 » pour une réalisation avant 2030.
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Le Conseil d’orientation des infrastructures (COI) confirme le projet dans la préparation de la Loi d’orientation des mobilités (LOM), en proposant un horizon de réalisation entre 2028 et 2032.
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La Commission nationale du débat public (CNDP) organise un débat public suite auquel l’État confirme l’opportunité du projet et la nécessité d’une réalisation rapide.
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La décision ministérielle acte la poursuite des études en vue de la Déclaration d’utilité publique et fixe les grandes orientations du projet (route express, 2×2 voies, échangeurs dénivelés, concertation continue sous l’égide de garants désignés par la CNDP).
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Lancement, par EGIS pour le compte de la DREAL, des études d’opportunité phase 2 (EO2). Réintégration de la variante Sud 1 au champ des hypothèses étudiées, à la suite de l’abandon du projet d’extension de la Réserve naturelle nationale des Coussouls de Crau vers le sud-est.
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Le Conseil d’orientation des infrastructures (COI) confirme la pertinence du projet et examine les voies de financement possibles, en privilégiant à ce stade une hypothèse de financement public sur la durée d’un à deux Contrats de Plan État-Région.
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Le comité des élus, présidé par le préfet de région, examine les variantes préférentielles issues des EO2 et conditionne l’ouverture de la séquence suivante de concertation à la stabilisation préalable du financement de l’infrastructure.
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Livraison du diagnostic flash de saturation routière du CEREMA, actualisant les hypothèses de trafic au regard de la dynamique industrielle annoncée. Lancement, à la demande du ministère, d’une étude exploratoire de financement confiée à FinInfra (Mission d’appui au financement des infrastructures, ministère de l’Économie).
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La CNDP organise le débat public Fos-Berre-Provence sur la vocation industrielle du territoire incluant les communes traversées par le projet. Une réunion publique commune sur la mobilité, incluant le projet de liaison Fos-Salon, se tient à Miramas le 10 juin 2025.
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Signature d’un protocole de financement par l’État, la Région Sud, le Département des Bouches-du-Rhône, la Métropole Aix-Marseille-Provence et le Grand Port Maritime de Marseille. Mobilisation de 22,5 millions d’euros pour engager des opérations ponctuelles de sécurisation et de fluidification sur la desserte de la ZIP.
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Le comité des élus confirme les variantes préférentielles, valide le principe d’un financement par intégration à une nouvelle concession autoroutière à l’horizon 2032, et acte la dissociation du calendrier d’études du contournement de Fos-sur-Mer. La séquence suivante de concertation est reportée après les élections municipales de mars 2026.
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Publication du rapport du COI 2026 qui confirme l’opportunité d’intégrer la liaison Fos-Salon à une nouvelle concession autoroutière, dans une vision globale des mobilités du territoire.
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Le comité des élus, réuni avec les nouveaux exécutifs locaux issus des élections municipales, reconfirme l’ensemble des hypothèses retenues et conclut à l’ouverture de la séquence 3 de concertation continue.
Pourquoi ce projet ? Les enjeux du territoire
L’aménagement de la liaison Fos-Salon répond à des enjeux structurels du territoire de l’ouest de l’étang de Berre.
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La RN569 et la partie nord de la RN568 cumulent les difficultés. Conçue à l’origine comme un itinéraire provisoire, la RN569 combine des sections à 2×1 voie sans séparateur central, des intersections à niveau, des accès riverains directs et une mixité d’usages (transit lourd, déplacements locaux, desserte industrielle, agricole, résidentielle).
- Saturation aux heures de pointe : le moindre incident provoque une paralysie rapide de l’itinéraire, sans report équivalent possible sur le réseau secondaire.
- Insécurité routière : ces axes affichent un niveau d’insécurité deux fois supérieur à la moyenne nationale de leur catégorie. Sur la section centrale de la RN569, plus de la moitié des accidents sont mortels.
- Nuisances pour les riverains : un arrêté préfectoral de 2018 identifie 142 logements en « Point Noir du Bruit » le long de la RN569, ainsi qu’un établissement scolaire et un établissement de santé exposés.
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L’ouest de l’étang de Berre concentre un potentiel économique exceptionnel : 56 000 emplois dans les zones d’activités du territoire, 400 entreprises et plus de 12 500 emplois sur la seule ZIP de Fos, la présence du Grand Port Maritime de Marseille (premier port français et cinquième port européen), la plateforme logistique CléSud à Grans-Miramas, la base aérienne 125 d’Istres-Le Tubé et un tissu industriel en pleine transformation bas-carbone (filières hydrogène, acier décarboné, énergies renouvelables).
Ce territoire connaît également une croissance démographique soutenue : les cinq communes concernées par le projet, qui comptaient 116 300 habitants en 2000, devraient atteindre près de 190 000 habitants en 2030.
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La liaison Fos-Salon n’est pas une réponse isolée : sa conception intègre les autres projets de mobilité portés par les partenaires du territoire. Les emprises et caractéristiques techniques retenues permettent d’envisager la circulation de lignes de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) et l’aménagement de voies réservées aux transports en commun (VRTC). Les ouvrages de franchissement intègrent dès la conception des continuités cyclables sécurisées, en cohérence avec les schémas directeurs métropolitains et le réseau Eurovélo.
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Le territoire traversé par la RN569 figure parmi les secteurs les plus exposés en France en matière de qualité de l’air, en raison de la conjonction des émissions industrielles de la zone de Fos-Berre et d’un trafic routier intense, marqué par une part élevée de poids lourds. La fluidification du trafic, la séparation des flux et l’éloignement de la chaussée par rapport aux secteurs habités sont des leviers identifiés pour réduire l’impact sanitaire de l’itinéraire.
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Le projet est découpé en trois sections fonctionnelles, correspondant à des contextes territoriaux distincts.
Section Nord — de l’A54 au giratoire de Toupiguières
Cette section traverse l’extrémité sud de la plaine de la Crau, un territoire aux enjeux environnementaux majeurs : Zone Spéciale de Conservation Natura 2000 « Crau centrale – Crau sèche », Réserve naturelle nationale des Coussouls de Crau, Réserve naturelle régionale Poitevine-Regarde-Venir, zone de sauvegarde de la nappe de Crau, exploitations agricoles dont certaines sont sous signe de qualité (Foin de Crau AOP).
Variante préférentielle :
Aménagement de la RN569 existante en 2×2 voies (variante A), avec dénivellation des échangeurs. Le tracé reste dans l’empreinte actuelle de l’infrastructure, ce qui limite la fragmentation des milieux et préserve les cœurs les plus sensibles des Coussouls. Une attention particulière sera portée à la gestion des eaux pluviales et à l’insertion paysagère.
Longueur : environ 3,6 km. Coût estimé : 85 M€.
Section Centre — de Toupiguières au demi-échangeur de Rassuen
Cette section traverse un secteur dont le principal enjeu environnemental est la zone de sauvegarde de la nappe de Crau, ressource stratégique pour l’alimentation en eau potable et l’irrigation agricole. Elle assure aussi la interne des communes de Miramas et d’Istres grâce à de nombreux points d’échange, et inclut le franchissement du faisceau ferroviaire de la gare de triage de Miramas.
**[Variante préférentielle : aménagement sur place de la RN569 en 2×2 voies, avec dénivellation systématique des échangeurs (Bellons, Marcel Dassault, Aubanel-Sulauze, Entressen, Guynemer). Le maintien de l’ensemble des points d’échange est jugé indispensable à la desserte locale et à la performance globale de l’infrastructure.
Longueur : environ 15 km. Coût estimé : 265 M€. Un phasage des aménagements est envisagé.Section Sud — de Rassuen au giratoire de la Fossette
Cette section traverse un territoire profondément industriel, celui de la zone Fos – étang de Berre, avec ses enjeux spécifiques : émissions industrielles importantes, Plans de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) qui cadrent strictement les possibilités d’aménagement, voie ferrée existante structurant l’espace disponible, proximité d’espaces naturels sensibles (étangs de Lavalduc et de l’Engrenier, zones humides).
Variante préférentielle : voie nouvelle à 2×2 voies entre la voie du Ventillon et la voie ferrée existante (variante 1). Cette variante permet de limiter les interférences avec les zones urbaines et industrielles denses, tout en offrant une capacité de desserte fiable du GPMM. Elle a été réintégrée au champ des hypothèses étudiées en 2022, à la suite de l’abandon du projet d’extension de la Réserve naturelle nationale des Coussouls de Crau vers le sud-est, qui avait fondé son écartement dans la décision ministérielle de 2021.
Longueur : environ 6 km. Coût estimé : 216 M€. -
L’amélioration des conditions de contournement de Fos-sur-Mer constitue le second volet du projet, conjointement décidé avec le réaménagement de la RN569 par la décision ministérielle du 29 juin 2021. Il vise à apaiser la traversée de Fos-sur-Mer, à fiabiliser la desserte du GPMM et à mieux séparer les trafics de transit des trafics locaux.
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La commune de Fos-sur-Mer est aujourd’hui traversée par la RN568, qui supporte une forte part de trafic de transit, dont les flux du GPMM vers l’A55, l’A7 et Marseille. Cette situation pèse sur la qualité de vie des habitants et fragilise la sécurité de la desserte industrielle — comme l’ont rappelé plusieurs incidents de circulation récents, qui ont mis en évidence la vulnérabilité de cet itinéraire en cas de blocage.
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Trois grandes hypothèses d’aménagement font l’objet d’études complémentaires.
- L’aménagement sur place de la RN568 — modernisation et dénivellation des échangeurs sur l’itinéraire actuel à travers Fos-sur-Mer. Option permettant de réutiliser l’infrastructure existante, mais soulevant des enjeux importants en matière de cadre de vie pour les riverains et de gestion de la circulation pendant les travaux.
- L’aménagement des voies portuaires — création d’un itinéraire à 2×2 voies sur les emprises portuaires, contournant la ville par le sud. Option pertinente sur le plan de la mobilité, mais marquée par de fortes contraintes liées aux installations classées SEVESO et aux PPRT.
- Le « barreau des étangs » — création d’une infrastructure nouvelle entre les étangs de Lavalduc et de l’Engrenier, à l’est de Fos. Option la plus performante en matière de mobilité, mais présentant des incertitudes substantielles sur sa faisabilité technique (ouvrages d’art en milieu très salin, interfaces avec les réseaux de transport d’hydrocarbures), son impact environnemental (zones humides, espèces protégées) et son coût.
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Compte tenu de la maturité différenciée des trois options et des incertitudes qui persistent à ce stade, le comité des élus du 13 octobre 2025 a décidé de dissocier le calendrier d’études du contournement de Fos-sur-Mer de celui du réaménagement de la RN569.
Une démarche de co-construction associant la commune de Fos-sur-Mer et les partenaires est engagée pour approfondir les options et préparer les arbitrages à venir. Un calendrier dédié est en cours de définition. -
Conformément à l’article 9 de la décision ministérielle du 29 juin 2021, la démarche d’études du projet est accompagnée d’une concertation continue au titre de l’article L. 121-14 du Code de l’environnement. Cette concertation, sous l’égide de garants désignés par la Commission nationale du débat public (CNDP), accompagne l’ensemble des phases du projet jusqu’à l’enquête publique préalable à la Déclaration d’utilité publique. Elle se décline en séquences thématiques consacrées successivement aux états des lieux, à l’examen des faisceaux et des options, à la comparaison des variantes et aux modalités de financement.
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Le financement du projet envisagé repose sur l’intégration de la liaison Fos-Salon au périmètre d’une nouvelle concession autoroutière, à l’occasion du renouvellement des grandes concessions historiques à l’horizon 2032. Cette stratégie, retenue à l’issue d’une étude exploratoire conduite par FinInfra (Mission d’appui au financement des infrastructures, ministère de l’Économie) et confirmée par le Conseil d’orientation des infrastructures (COI) en 2026, permet de mutualiser les coûts et les recettes à l’échelle d’un réseau étendu, et d’inscrire le projet dans un cadre contractuel stabilisé entre l’État et un concessionnaire.
Parallèlement, un protocole de financement signé le 30 juin 2025 par l’État, la Région Sud, le Département des Bouches-du-Rhône, la Métropole Aix-Marseille-Provence et le Grand Port Maritime de Marseille mobilise 22,5 millions d’euros pour engager dès maintenant des opérations ponctuelles de sécurisation et de fluidification sur la desserte de la ZIP : dénivellation du giratoire de la Fossette, traitement de l’échangeur des Bellons, réaménagement progressif du giratoire de Toupiguières (mise en service visée à l’horizon 2030).
Calendrier
| Étape | Échéance |
|---|---|
| Finalisation du dossier préalable à la Déclaration d’utilité publique (DUP) | Fin 2026 |
| Concertation interservices (services de l’État, collectivités, chambres consulaires) | 2027 |
| Saisine de l’Autorité environnementale | Juillet 2027 |
| Ouverture de l’enquête publique préalable à la DUP | Début 2028 |
| Prononciation de la DUP par décret en Conseil d’État | Fin 2028 |
| Mise en concurrence de la nouvelle concession autoroutière | 2029-2030 |
| Désignation du concessionnaire | 2031 |
| Intégration effective à la nouvelle concession et mise en service progressive | À partir de 2032 |